Mes critères de choix des variétés de tomates


Mes critères de choix des variétés de tomates

20 février 2013 |   Auteur: Jenny Gloster 

Je vous ai présenté récemment mon choix de variétés de tomates pour 2013. Le nombre de variétés de tomates existant est vraiment impressionnant et il est difficile de choisir. Je vous décris ci-dessous mes critères de choix « variétaux » qui sont bien sûr très personnels. Je vais insister plus sur la précocité des tomates, critères important que je n’ai sans doute pas assez pris en compte.

Comment je choisis mes variétés de tomates?  :

Mon choix variétal se fait sur plusieurs critères : Critère premier pour moi : le goût. Je ne conçois pas de cultiver des tomates que je n’aime pas. Ce critère de choix est par définition très personnel et très subjectif. Deuxième critère de choix : la destination culinaire. J’ai ainsi des variétés spécifiques pour l’apéro (tomate cerise variété gardener’s delight), des variétés pour la salade (principalement la variété noire de Crimée mais aussi la tomate tigrella et la tomate ananas), des variétés pour faire des tomates farcies, des jus ou des soupes (la cœur de bœuf est idéale pour cela) et  une variété destinée principalement au séchage (tomate marzano) … Troisième critère de choix : la précocité. Je n’en ai pas parlé du tout dans mon précédent article et pourtant c’est un critère capital. C’est l’objet de cet article, je développe donc plus loin ce critère. Quatrième critère de choix : la résistance aux maladies et en particulier au mildiou. J’essaie d’éviter les variétés trop sensibles. La tomate noire de Crimée est assez sensible mais nous la trouvons tellement bonne qu’elle garde toute sa place dans ma serre. Cinquième critère : j’évite les tomates hybrides parce qu’il n’est pas possible de faire ses propres graines.  L’achat de graines chaque année coûte cher. Autres critères de choix possibles: la conservation : je ne tiens pas du tout compte de ce critère qui est pourtant déterminant en culture industrielle (ici les tomates vont directement du jardin dans l’assiette), la productivité (ce n’est pas non plus un critère pour moi)



 

La précocité des variétés de tomates :

jeunes tomates
Choisissez des variétés de tomates précoces, le risque de mildiou est un peu moins important

Tout d’abord la précocité n’a rien à voir avec la date de semis ou de plantation. Pour les tomates on parle de variétés précoces, hâtives, de mi- saison  ou tardives. Ce critère est déterminant, en particulier en Bretagne et surtout si vous cultivez vos tomates en plein air.

Variétés de tomates précoces (ou très précoces) :

En moyenne les tomates précoces donnent des fruits consommables de 40 à 60 jours après la plantation. Bien entendu ce délai dépend des conditions climatiques et des conditions de cultures. Je préconise ces variétés aux personnes qui cultivent des tomates en pleine terre en Bretagne. Elles ont moins le temps « d’attraper le mildiou). Je n’ai pas choisi de tomates vraiment précoces cette année en dehors de la tigrella qui est parfois classée dans les précoces et parfois dans les hâtives. Je pense que j’ai eu tort, je vais même voir si je ne vais pas encore rectifier le tir. Dans ce cas je choisirais la variété stupice.

Variétés de tomates hâtives :

Les premiers fruits sont consommables de 55 à 65 jours après plantation. La variété de tomates cerises que j’ai choisie gardener’s delight se classe dans cette catégorie, c’est aussi le cas de la tomate tigrella.

Variétés de tomates de mi- saison : 

La récolte démarre en général de 65 à 80 jours après la plantation. La tomate noire de Crimée fait partie de cette catégorie. C’est un de ses inconvénients mais elle est tellement gouteuse que la plupart des jardiniers la choisissent. La tomate summer cider que je vais tester pour la première fois cette année fait aussi partie de cette catégorie.

Variétés de tomates tardives :

Ces tomates sont véritablement à éviter en pleine terre en Bretagne (et, je pense, globalement au nord de la Loire). Les premiers fruits sont consommables plus de 80 voire 85 jours après la plantation (près de 3 mois). Le risque de mildiou est donc beaucoup plus important. Pour mon choix je classe les tomates ananas, Marzano  et cœur de bœuf dans cette catégorie.   Ce classement de précocité est important mais reste un peu variable suivant les années. Comme je pense que je n’ai pas assez pris en compte ce critère dans mon choix, je vais l’analyser de près et je vous donnerai mes propres résultats en cours d’année.

 

Je vous propose de lire mes 22 conseils pour réussir votre culture de tomates.



 



11 Commentaires

  • Stéphane dit

    Bonjour, Je suis en pleine sélection de mes variétés et votre article riche et complet m’a beaucoup aidé, merci !J’ai aussi trouvé un guide gratuit fait par les élèves du lycée agricole de Blois. Ils ont testé 25 variétés pendant 2 ans et le guide en donne les résultats. Je vous donne le lien : http://www.mon-guide-tomates.fr/mon-guide-tomates.pdf

  • Yannick dit

    Bonjour Jenny,
    Le choix des variétés n’est pas toujours simple, surtout lorsque nous souhaitons étaler les récoltes dans le temps. 
    Cette année, il va y avoir pas mal de variété au potager, je vais essayer de mettre un peu de tout, je crois que je t’avais déjà parlé des variétés qiu seront présente au jardin.
    Personnellement, je n’ai pas encore lancé mes semis de tomates, car je n’ai pas de serre lors du passage en terre, qui se fera pour moi autour de la mi-Mai. cependant,  je suis déjà bien occupé avec les graines de céleri rave, aubergines poivrons … Donc bon :)
    Merci à toi et à bientôt
    Yannick Hirel

  • Jenny Gloster dit

    Bonjour,

    @Stéphane, merci pour le commentaire et pour le lien vers le guide des élèves du lycée agricole de Blois.

    @Yannick, merci pour le commentaire. Dans le choix des variétés je ne pense pas uniquement à l’étalement de la récolte. Je regarde de très près la précocité. Une variété hative a plus de « chances » d’attrapper le mildiou en étant présente plus longtemps au potager.

    Jenny

  • Adrian dit

    Bonjour,Jenny
    Je viens de découvrir ton blog en regardant potagerdurable.com ,dont j’ai entendu parler hier a la radio ,c’est très bien je suis très satisfait de cela.
    Je vais tout démarrer au début juillet,pas possible avant,a moins que ce nesoit trop tard ? je suis novice en la matière et je voudrais éviter les erreurs …vos blogs vont bien m’aider merci ,je suis en Belgique près de la ville de Huy . J’élève des canaris (vrai) mais pas des Gloster …  J’ai cliqué sur lien bleu mais pas encore de réponse ? ps:ma fille se prénome aussi Jenny (vrai)
     

  • Jenny Gloster dit

    @Adrian, merci pour ton commentaire et désolée de ne pas avoir répondu plus tôt.

    En commençant en juillet, il y aura pas de mal de cultures déjà impossible mais cela te permettra de démarrer en « douceur »

    Bonjour à « Jenny » de ma part,

    Cordialement,

    Jenny

  • Saint.val dit

    Cette étude sur 25 variétés de tomates est superbe, mais elle a hélàs le gros inconvénient de ne concerner pratiquement que des hybrides, ce qui nous éloigne considérablement du naturel et du concept Jardinovore.

  • Jenny Gloster dit

    Bonjour Saint Val, c’est vrai que l’étude du lycée présente un peu trop d’hybrides F1, à mon goût aussi. Ce serait intéressant que les professeurs du lycée réagissent sur le sujet. Pour ma part je n’utilise pas (ou presque jamais) d’hybrides F1 pour pouvoir faire mes propres graines de tomates.

    Bon jardinage

    Jenny

  • Maud dit

    Bonjour Jenny,
    L’été 2014 a vraiment été une catastrophe pour mon potager au niveau des tomates. Seules celles que j’avais mises en pot sous serre se sont conservées car les plans qui étaient en pleine terre ont tous attrapé le mildiou en l’espace d’une semaine (environ une quarantaine de plans « maison » que j’ai dû arracher !)
    Donc, au printemps prochain, je vais agir tout à fait différemment : suivre les conseils de Yannick et les tiens : planter un maximum à l’abri et ceux que je mettrai en pleine terre, je vais les « isoler » au maximum avec des tipis en guise de support. De plus, je vais leur mettre au pied, au moment de la plantation, de la consoude en plus des feuilles d’orties que je mets d’habitude. Il faut aussi que je trouve une astuce pour couvrir les tipis avec un film transparent (aéré de préférence) pour que les feuilles des tomates ne soient pas mouillées par la pluie. Je vais aussi reprendre l’arrosage « bouteille renversée » plantée à environ 10 cm des plans de tomate. Je pense également que l’arrosage au purin de consoude peut être bénéfique, en relai du purin d’ortie. Le paillage, je le pratique déjà et c’est très efficace (gain de temps et de fatigue…).Par contre, l’été prochain, je crois que je ne vais pas tailler mes plans de tomates (hormis les feuilles abimées) car, il y a deux ans de cela, n’ayant pas eu le temps m’en occuper, j’avais laissé mes plans de tomates un peu à l’abandon et je n’ai jamais eu d’aussi belles tomates et les plans étaient super verts et « costauds ». Donc, à suivre…
    Si j’ai oublié quelque chose, merci de me le mentionner, ce serait sympa, car plus nous communiquons au niveau de nos expériences, plus nous avançons positivement et rapidement. Donc merci à tous et à toi Jenny pour tes bons conseils, ainsi qu’à Yannick, Nicolas, Loïc, Christian, Romain, dont les sites sont super instructifs.
    Bien cordialement.
    Maud – Haute-Savoie près du Léman

  • Phil dit

    Bonjour à tous,

    Je découvre votre blog et je me permets d’ajouter quelques petites infos résultant de mon expérience perso.
    Je suis en Normandie et cultive tous les ans environ 60 plans de tomates exclusivement de variété ancienne.
    Je fais de la stupide en précoce et confirme votre témoignage. Parfait pour les jardiniers pressés. La bloody butcher est à classer dans la même catégorie et donnera les mêmes satisfactions.

    Perso, pas de souci de mildiou car tous mes plans sont sous serre et ne craignent pas les intempéries, vecteur de l’arrivée de ce champignon destructeur et maléfique.

    Un petit truc en provenance d’anciens : le lait écrémé diminue le risque de mildiou. En pulvérisation foliaire 3 fois dans la saison. Diluer à 25%.
    Attentîon : écrémé le lait !!! La crème est un composant un peu lourd à digerer pour nos chers plans.
    Et c’est pourtant un normand qui écrit cela.
    J’utilise le lait dilué a 50% en apport racinaire sur les variétés cornue des Andes qui sont visiblement un peu sensible à la maladie du cul noir. En curratif : 1 litre dilué des l’apparition des symptômes. Renouveler 2 semaines plus tard. Sur 5 plants en 2014, je n’ai perdu qu’une tomate. Et j’ai toujours du coulis au congélateur : un vrai délice nan ?.
    Cest le seul traitement que je m’autorise. Mon grand père disait que le cul noir est synonyme de manque de calcium. L’apport du lait corrige cette déficience de façon plutot efficace.
    Bonnes plantations a tous.

  • Jenny Gloster dit

    @Maud, désolée, je n’avais pas vu ton commentaire très intéressant. Je pense que dans les régions un peu froides, en Bretagne c’est certain, il est indispensable de cultiver les tomates sous serre (le mildiou se développe en dessous de 26 degrés ce qui est souvent le cas en plein air). la tomate n’aime pas la pluie mais je pense que la température est encore beaucoup plus importante.
    La consoude dans les trous de plantation, en paillage et sous forme de purin est vraiment utile pour la production de tomates. Les orties font pousser, la consoude fait fleurir!
    @Phil, merci beaucoup pour ce commentaire très instructif (et félicitations pour ta production). Pour ma part je pensais que le lait écrémé se diluait à 10%. As tu fais des comparaisons de dilution?
    Pour le calcium, ayant une terre terriblement acide au départ, j’utilise des méthodes moins coûteuses que le lait : de la cendre de bois par exemple. Voir cet article : http://www.le-jardin-de-jenny.fr/utilisation-cendre-de-bois-au-jardin.html
    Jenny

  • Phil dit

    Concernant le lait : je n’ai pas expérimenté d’autres dosages que 25% en Folliaire.
    J’ai vu que quelques internautes parlaient du rapport 1 pour 9. Mais de lait entier.
    La différence de dosage est peut être due à cette caractéristique.
    A noter que j’ai choppé tres tôt le mildiou sur des pommes de terre en 2013 (la Normandie n’a rien à envier à la Bretagne ) et le traitement curatif a 25 % m’avait permis de sauver environ 50% de la récolte.

    Pour le cul noir : en racinaire a 50% pour 4 ou 5 plants Ca fait maxi 5 litres de lait dans la saison… Pour un resultat quasi parfait, c’est pas ruineux hein…
    Pour la petite histoire je vais cette année utiliser des apports d’extrait d’algues pour tests, et J´ai fait quelques plants greffés pour « voir ». Sur pied « petit moineau », et ai prévu de laisser 1 mètre au carré pour chaque plant car quand on voit le volume racinaire que représente le petit moineau,on comprend mieux que Cest une excellente base pour tenter ces expériences.

    Un dernier mot sur le climat de la plus belle region du monde (la constellation gazeuse qui nous perturbent tous les ans commence a s’éloigner… C’est sur. Ca s’améliore a partir d’aujourd’hui. Hier grêle vent 12 degré en journee. 4 la nuit.
    Et depuis plus de 10 ans je ne plante plus avant 24 ou 25 mai. Et j’endurcis mes plants depuis 3 semaines environ. Mes 35 variétés ne s’en porteront que mieux hein. Et ravieront l’ensemble de la famille qui piaille déjà d’impatince

Laisser un commentaire

Champs Requis *.



825ddf3effc7cf391c6fbb1e2213b293......................
Lire les articles précédents :
De la rhubarbe forcée à consommer en février

      Vous savez tous maintenant que la rhubarbe est ma plante préférée, que j’en cultive une grosse surface...

Fermer