Un 'bon tas de fumier de cheval' – le bonheur au potager !


Un ‘bon tas de fumier de cheval’ Le bonheur au potager !

9 août 2015 |   Auteur: Jenny Gloster 

Cette année j’ai un peu « foiré » ma production de courges potimarron et noix de beurre. Comme le jardin ne cesse de grandir je suis tombée en panne de compost et de fumier !

C’est sûr, le paillage, le terreau de feuilles et les engrais verts apportent la matière organique variée que je trouve indispensable, mais c’est agréable d’avoir à sa disposition une quantité de fumier bien décomposé. Ça change tout dans la production des courges si on peut utiliser cette matière de façon généreuse dans les trous de transplantations. C’est un excellent apport aussi autour des rosiers, arbres fruitiers, rhubarbe. A noter aussi que le fumier étant riche en potasse est particulièrement utile pour la production de pommes de terre.

Je l’étale si besoin sur la surface du potager, je trouve que les vers de terre font le travail de l’incorporer dans la terre.

En effet, le fumier fortifie le sol en relâchant lentement les nutriments et en nourrissant la terre et c’est bien connu que le fumier améliore la texture et la structure du sol.

Cette semaine je me suis donné la mission de trouver un bon chargement de fumier pour qu’il soit bien composté à l’arrivée du printemps prochain. L’année prochaine au moins on aura des belles courges !

Quel fumier choisir ?

Il y a bien sûr toutes sortes de fumiers et je crois que les jardiniers sont très contents avec tous ce que l’on peut trouver. Si on a le choix, on dit que le fumier de cheval est idéal pour les sols argileux et lourds (parce qu’il contient, en général beaucoup de paille) et que le fumier de bovin est meilleur pour les sols sableux. Pour l’instant je n’ai pas eu l’occasion de comparer parce que j »utilise presque uniquement du fumier de cheval. J’ai une terre sableuse et je trouve que le fumier de cheval va très bien.

Comme les fientes de volailles sont très riches en azote, je préfère (comme la plupart des jardiniers) l’intégrer dans le compost ; c’est génial pour chauffer et ‘activer’ le compost.

Où trouver du fumier de cheval ?

fumier de cheval La quantité annuelle de fumier produite par un seul cheval est impressionnante! De ce fait, il est assez facile de trouver ce fameux fumier!

Si on cherche on peut en trouver pas cher et même gratuitement, c’est le cas en particulier du fumier de cheval. J’essaye toujours de faire des économies au potager et depuis quelques temps j’utilise régulièrement les services du site mon débarras pour trouver de bonnes affaires. L’autre jour j’y ai déniché du fumier de cheval gratuit tout près de chez moi : le bonheur ! Je ne vous donne pas le lien, sinon mon « fournisseur » va être débordé de coup de fil !

Le transport de fumier a évidemment un coût, d’où l’avantage d’en trouver le plus près possible.

En effet de nombreux propriétaires de chevaux ne savent pas quoi faire du crottin ou du fumier et sont donc plutôt contents de s’en débarrasser ! Il existerait en France environ 1 million de chevaux, à raison de 10 tonnes de fumier par an et par cheval la production est « faramineuse »

Il est aussi possible d’acheter en jardinerie du fumier de cheval en sacs. C’est peut être la solution pour les petits jardins mais c’est trop coûteux quand on recherche des grands volumes.

Où mettre le tas de fumier ?

Je trouve que ça vaut vraiment le coup de bien réfléchir à l’endroit du tas de fumier et si possible, de benner (ou installer) son tas de fumier dans un endroit stratégique pour faciliter l’accès. Je me rappelle bien, une année, d’avoir gaspillé beaucoup de temps et d’énergie à trimballer les brouettées de fumier d’un tas benné bien trop loin du potager !

‘Vieillir’ ou ‘composter’ le fumier – Quel différence ?

Si on utilise le fumier trop frais autour des plantations il y a une forte chance qu’il fasse plus de mal que du bien – il peut facilement ‘brûler’ les plants et les racines.

Le fumier ‘vieilli’ ou ‘mûr’ est tout simplement un tas de fumier frais qu’on laisse pendant un minimum de 6 mois. C’est une bonne idée de couvrir le tas avec des cartons ou de la paille pour empêcher la pluie de ‘lessiver’ les nutriments.

Le fumier ‘composté’ est vraiment ‘top’ et sera prêt plus rapidement que le fumier vieilli mais demande plus de boulot ! Un tas ou andain qui fait minimum 1m de haut est requis pour atteindre les températures élevés. Je tourne le tas 2 ou 3 fois au cours du compostage qui dure 4 ou 5 mois pour stimuler la chaleur et accélérer le compostage.

Comme le fumier de cheval contient souvent de la paille il est important de l’arroser s’il est sec pour favoriser la décomposition. . On peut aussi y ajouter les tontes de gazon.
Le crottin de cheval est aussi un excellent apport dans le compost du jardin

Le compostage du fumier a plusieurs avantages –

– le tas va chauffer et cette chaleur détruira une grande partie des graines de mauvaises herbes et aussi les bactéries et virus. Le cheval est un mono-gastrique (un seul estomac), il décompose moins certaines graines que les bovins. Ces graines de mauvaises herbes peuvent se retrouver dans le fumier de cheval frais. Un bon compostage permet de limiter ce problème.

– la chaleur détruira aussi les bactéries et virus

– ça laisse le temps pour les vers de terre de monter, se nourrir et se reproduire dans le tas

– je trouve qu’une fois composté le fumier est beaucoup réduit en volume et donc plus facile à manipuler et à étaler

– enfin les chevaux reçoivent souvent de nombreux traitements vétérinaires, en particulier ils sont, en général, vermifugés 2 fois par an. Là encore le compostage est une bonne solution pour réduire le problème.

Composition du fumier de cheval :

La composition est variable suivant les méthodes d’élevage mais en général le fumier est composé d’un tiers de crottin et de 2/3 de paille.

La composition chimique du fumier de cheval nous est aussi donnée par la même étude des chambres d’agriculture de Picardie à savoir par tonne de fumier brut :
8,2 kgs d’azote
3,2 kgs de phosphore,
9kgs de potasse
Et 2 kgs de magnésium
Le fumier de cheval est donc riche en potasse et en azote.

Et vous ? Comment vous faites pour avoir du fumier ? A votre avis, est ce que c’est vraiment utile, voire indispensable dans un grand jardin ?



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