Enrichir la terre avec la culture en buttes


Enrichir la terre pendant l’hiver !

30 novembre 2012 |   Auteur: Jenny Gloster 

L’idée de cet événement inter-jardiniers est excellente. Elle fait d’abord référence à un point crucial : il faut nourrir la terre et non apporter à la plante directement ce dont elle a besoin. La terre doit être vivante et bien nourrie ; elle restituera ensuite les éléments nutritifs indispensables aux plantes.

Partant de ce constat, je considère qu’il n’y a pas vraiment de saison pour enrichir la terre. A mon avis il faut y penser en permanence.

J’utilise plusieurs techniques pour nourrir la terre. Je pense en particulier à l’enrichir en matière organique, en azote et en calcaire. Je ne me préoccupe guère de PK. Je crois que si on nourrit très bien la terre en matière organique d’origine variée, la terre ne manquera ni de phosphore ni de potasse. Si néanmoins ce sujet vous préoccupe pensez à la consoude qui peut être très utile pour les apports de potasse.

Tout au long de l’année je nourris la terre avec des apports de compost, de fumier bien décomposé et des engrais verts. J’utilise le paillage en permanence. Le « matériau » utilisé dépend de ce qui est disponible : par exemple : paille de blé, de chanvre ou de blé noir mais aussi tontes de gazon et feuilles mortes. Je pratique depuis longtemps la méthode de ‘lasagne’ ou ‘layered mulch’ que je trouve extrêmement efficace dans certaines situations pour améliorer la qualité de la terre.

La culture en butte pour mieux nourrir la terre.

Il y a quelques années j’ai fait l’expérience de la culture en butte. J’ai constaté rapidement que c’était une manière intelligente de cultiver les fruits et les légumes ; une couche plus épaisse de bonne terre, une terre qui se réchauffe plus rapidement et pas de tassement (je ne marche plus sur la terre cultivée).

J’ai voulu créer des zones de cultures sans allées enherbées pour diminuer le travail d’entretien de ces chemins qui ont vite fait d’envahir les plates-bandes cultivées. Et là je pense avoir trouvé le technique pour éliminer l’herbe, nourrir la terre et faciliter l’access. Il s’agit de cultures en butte entres les allées couvertes de copeaux de bois.



 

Je prépare le terrain

Quelques mois avant je pose une longueur de bâche plastique pour étouffer les mauvaises herbes. Quand il n’y a plus de mauvaises herbes je passe avec une fourche pour enlever d’éventuelles racine vivace comme la rumex et pissenlit.

Des allées larges entre les buttes:

D’abord, Je fais des allées assez larges pour le confort du travail. Cela ne me pose pas de problèmes car je dispose de suffisamment d’espaces.

Je creuse des allées de 50 centimètres de largeur. Mes buttes font, elles, environ 1,20 mètre de large. Je creuse, grosso modo, sur la profondeur de la bonne terre (environ 20 centimètres). J’étale cette bonne terre sur les buttes qui de ce simple fait deviennent déjà plus riches !

 

création de buttes
Création d’une allée de 50 cm de large entre les buttes

Des allées recouvertes de branches d’arbres broyées:

Je recouvre ces allées d’un géotextile assez épais pour qu’il dure de nombreuses années, puis d’une couche de branches broyées d’environ 15cm d’épaisseur. Nous disposons de grandes quantités de branches broyées puisque nous utilisons ce type de produit pour chauffer notre maison. Ce matériau ne nous coûte que le travail et les frais de broyage. De plus, je trouve que c’est très agréable de marcher sur les chemins de copeaux de bois, mes bottes restent propres!

En 2 ans environ les copeaux de bois sont transformés en nutriments assimilables par les plantes:

C’est extraordinaire de regarder la vie qui se développe progressivement dans le bois de mes allées. D’abord on aperçoit le mycélium blanc et les champignons qui digèrent lentement la lignine et la cellulose du bois. Puis progressivement les vers de terres prennent le relais et au bout d’environ 2 ans le bois a été transformé en bonne matière organique assimilable, riche en carbone et en azote.

transformation du brf
les auxiliaires ont transformé les copeaux de bois en nutriments utiles pour nourrir le sol

Je transfère alors toute cette couche de nutriments directement sur les buttes et je couvre le géotextile d’une nouvelle couche de copeaux de bois.

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet article fait l’objet d’un évènement inter-jardiniers organisé par Yannick du blog Au potager bio. Il souhaite réaliser un e-book sur les différentes méthodes d’enrichir la terre pendant l’hiver. Vous trouverez tous les renseignements directement sur le site page événement inter-jardiniers

 

La préparation de ma culture en buttes étape par étape

préparation du sol
Préparation du sol

la terre de l'allée est mise sur les buttes
Je creuse l’allée et je mets la terre sur
les buttes.

du géotextile dans les allées
Je pose le géotextile

des branches broyées ou de la sciure de bois ou du brf pour nourrir le som
je recouvre le géotextile avec des branches broyées

Culture en buttes
L’allée est finie

Les vers de terre ont décomposés les branches broyées
2 ans plus tard mes auxiliaires ont fait le travail




 

 



23 Commentaires

  • Benjamin Broustey dit

    Merci pour votre article, même si je ne suis pas fan de l’enfouissement de matières issues de l’industrie du pétrole dans le jardin. Concernant l’enrichissement de la terre, un retour des nutriments est, en effet, indispensable, mais tout est important macro-nutriments, comme micro nutriments, tels que les oligos éléments et autres. Mention un peu particulière pour le calcium, le magnésium et bien d’autres, bien souvent inconnus des jardiniers. Pour tant, s’il n’est pas ou plus présent dans notre sol, il ne le sera pas non plus dans nos légumes et par incidence dans notre corps. D’ou la nécessité et l’art de mener un compost de grande qualité et avec des composants les plus variès possible, sans oublié les pré-cités. Tout mes encouragements pour la continuité de votre blog…

  • Isa d'Ecolo-bio-nature dit

    Bonjour,
     
    Je cultive également sur buttes. Certaines sont dans mon ancien potager, là les allées sont en terre recouverte d’un peu de brf léger, je laisse à l’intérieur pousser les orties et les pissenlits, cela m’arrange car je les mange et retire en passant les rares autres mauvaises herbes. Les autres buttes sont sur la pelouse donc là les allées sont en gazon et je passe la tondeuse.
     
    Amicalement,
    Isa
    PS : est-ce qu’il serait possible d’ajouter mon nom à mon article publié dans le livret réalisé après la ronde des articles organisé par votre site (ne figure que le nom de mon co-auteur), afin que je puisse offrir ce livret aux membres de mon site ? D’avance merci

  • Jenny Gloster dit

    Bonjour Isa,

    Merci pour le commentaire.

    Pour ma part je n’aime pas désherber ce qui explique mon souhait d’avoir des allées propres.

    J’ai des orties dans 2 secteurs de mon jardin pour récupérer les coccinelles.

    Je vais rajouter la semaine prochaine ton nom dans l’article concernant la consoude.

    Bon week-end

    Jenny

  • Jenny Gloster dit

    Bonjour Benjamin,

    Merci pour le commentaire.

    Je vais publier dans les semaines à venir une série de 4 articles sur comment nourrir son sol.

    Avec mes méthodes : biodiversité, engrais verts, cultures associées, paillage, etc… Je n’ai jamais constaté de carence.

    Je fais très attention au bore (favorise la floraison) que j’apporte avec la consoude.

    Je fais aussi attention à la magnésie que j’apporte grâce au paillage fait avec de la paille de blé noir.

    Quant au calcium, ce sera l’objet d’un des articles à venir.

    Bon week-end

    Jenny

  • Jenny Gloster dit

    Bonjour Benjamin,

    J’ai voulu répondre rapidement samedi à ton commentaire en me donnant toutefois un temps de réflexion concernant l’enfouissement du géotextile.

    Je comprends ton opinion sur le géotextile et je crois que c’est très intéressant d’en discuter.  Je n’aime pas non plus le fait qu’il soit fabriqué industriellement.  J’ai bien sûr réfléchi avant de l’utiliser en étant soucieuse de mon empreinte carbone et finalement je considère que pour moi c’est un bon choix parce que:

    Le géotextile  est un produit chimiquement neutre qui ne se diffuse pas dans le sol et ne se transforme pas.  

    Les bouts de géotextile que j’utilise proviennent de récupération (sinon c’est super cher).  De la même façon je récupère auprès de pépiniéristes ou de voisins agriculteurs le plastique de la serre, les bâches noires et les  tapis de serre!  Les pépiniéristes changent régulièrement leurs plastiques pour des raisons d’assurance et préfèrent donner l’ancien plutôt que de le jeter. Je trouve que ce plastique est parfaitement utilisable pour plusieurs années encore. 

    Depuis quelques années je passais  beaucoup de temps à tondre et à entretenir la pelouse et les allées en herbe.  D’abord je passais la tondeuse puis la débrousailleuse pour couper les bords (pas pour des raisons « esthétiques »mais pour éviter que l’herbe ne s’égrène sur les cultures!  

     

    Pour moi le jardinage doit rester un plaisir et je n’ai pas envie à passer mon temps à ces taches « rébarbatives ».  

     

    Je crois que tout est une question d’équilibre.  Certes Il y a un impact carbone dans la fabrication du géotextile.  Si  ce géotextile dure 20 ans, je vais diminuer ma consommation d’énergie fossile (pas de passage d’engins motorisés), je vais économiser une grande partie de mon  temps, je vais diminuer la partie désherbage, je vais économiser mon dos et surtout  je vais nourrir la terre de façon remarquable.

    J’avais envisagé de mettre directement le bois broyé au contact de la terre. Je pense que ce serait contre-productif à cause de l’appel d’azote qui se produirait pour transformer le bois. Pour le coup la fertilité du sol serait dégradée de manière provisoire.

    J’estime que ce compromis vaut carrément le coup pour moi mais je trouve le débat ‘géotextile ou pas’ très intéressant et ça mérite discussion.

    Jenny

     

     

  • Broustey Benjamin Permaculturedesign dit

    Ma reflexion se porte dans la persepective des 20 ans justement,  quand les racines seront enchevêtrées de partout dans le géotextile, je pense qu’il sera très dur de le retirer, surtout que généralement il se disloque en lambeaux en fin de vie…Il éxiste des solutions interessantes en terme de couvre sol végétal résistant au piétinement que les permaculteurs expérimentent et le bois broyé en est un très bon éxemple comme tu le dis. C’est d’ailleurs très agréable. Le bois broyé directement au contact de la terre est tout à fait envisageable, c’est d’ailleurs peut être une des meilleures façon de nourrir le sol : les bois raméaux fragmentés sont un excellent myen de rlancer la pédogènese, j’encourage d’ailleurs tout les jardiniers à l’essayer, c’est très très interessant…Pour éviter la fin d’azote, il suffit d’épandre un peu de compost mur avant le brf, ce qui évitera aux bactéries de pomper directement dans le sol éxistant. Les chemins en pierre, dallage de récup sont aussi très interessants, ils ont, de plus, l’avantage de stocker des calories (inertie) et donc des créer des micro-climats, interessant en période de gel. Pour préparer le terrain, la solution cartons mouillés (les vers de terre adorent) et bonne épaisseur de mulch est (chez moi en tout cas) beaucoup plus rapide et efficace, sachant que macro faune et micro faune du sol ont besoin d’air et d’eau et que la bâche plastique coupe totalement l’arrivée de ces flux sur le potager…Désolé pour le géotextile, il était très propre sur les photos et j’ai cru qu’il était neuf, le recyclage est toujours interessant c’est sur.
    Merci en tout cas pour ton ouverture au débat et ton site Jenny, a++

  • Broustey Benjamin Permaculturedesign dit

    Ha oui, et j’avais oublié : bien sur au jardin comme dans la vie, tout est histoire de compromis et chacun fait ce qu’il peut. Jardiner, en soi, est déjà un acte militant, ces informations sont simplement la pour apporter de l’eau au moulin et chacun fera ses propres choix en fonction de sa sensibilité.

  • Chris de plan de poireau dit

    Bonjour,
    J’ai une petite question suite à votre article. Je souhaiterais me mettre à la culture en butte mais je me pose la question de l’érosion. Comment limiter l’érosion liée à ce mode de culture ? La butte ne risque-t’-elle pas de s’affaisser au fil du temps ?
    Merci par avance pour votre réponse et pour vos articles

  • Jenny Gloster dit

    @Benjamin,

    Merci beaucoup Benjamin pour tes réponses

    Pour ma part, j’ai fait le choix du géotextile (de récup) après plusieurs expérimentations sur une quinzaine d’années.

    Une des raisons pour laquelle  je trouve ce système efficace, pour moi, c’est parce qu’il n’y a pas de mauvaises herbes dans l’allée!  

    Au bout de 2 ans (à peu près)  quand les enzymes du mycélium  ont rendu la cellulose (et la lignine) accessibles aux actions bactériennes les copeaux se transforment en humus.

    J’ai quelques petits plants qui poussent par ci par là dans l’allée (généralement de la bourrache, des soucis et quelques gourmands de fraisiers). Je transplante ces plants ou je les utilise en mulch pour garder l’allée ‘propre’. Pour le moment je n’ai jamais vu de racines traverser le géotextile,  je n’ai jamais rencontré de racines qui  s’enchevêtrent.

    Je ne rencontre pas les problèmes que tu mentionnes sans doute grâce à la préparation du terrain.

    Comme je l’ai brièvement expliqué dans l’article, j’étale une couche de fumier sur la terre et je recouvre le tout d’une bâche plastique noire récupérée auprès de voisins agriculteurs. Je la laisse le temps qu’il faut pour étouffer les mauvaises herbes, 3 mois en général.  La vie s’anime sous la bâche, Il y a toujours quantité de vers de terre et les crapauds y trouvent aussi leur bonheur! Quand je fais mes allées ma terre est très propre.

    Par le passé j’ai utilisé du carton et testé le mulch. C’est vrai les vers de terre adorent et c’est ‘extra’ pour la terre. Le seul inconvénient que je constate avec le carton  ce sont  les limaces qui s’installent en grand nombre.  J’évite maintenant l’utilisation du carton à proximité des endroits où j’ai l’intention de faire des semis.

    Les pierres c’est sympa comme idée!  Je pense néanmoins que cette technique n’est pas adaptée à la taille de mon jardin (ne serait-ce que pour une question de coût).

    Jenny

  • Jenny Gloster dit

    @Chris

    Bonjour,

    Je ne rencontre pas de problème d’érosion des buttes. Je pense que la solution réside dans un taux de matière organique élevé dans la terre. Par ailleurs, les buttes ne sont pas non plus très hautes. Il faut savoir que mes buttes font 1,20 mètre de large et que les allées ne sont pas creuses puisque je mets une importante couche de branches de bois broyées.

    Jenny

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  • Christian de conseils jardin dit

    Bonjour Jenny,
     
    je ne pense pas que ton géotextile évite les problème de faim d’azote ou que très très peu. Les bactéries en ont besoin, il faut bien qu’elles en trouve quelque part. Les géotextiles ne sont pas étaches ni à l’eau, ni aux bactéries donc le lien ce fait tout de même avec le sol.

  • Jenny Gloster dit

    Bonjour Christian,

    Ton commentaire me « perturbe » un peu. Je vais essayer d’étudier ce problème plus en détail. En fait le bois broyé se trouve assez loin de la terre compte tenu de la profondeur des tranchées que je fais pour préparer mes allées (20 centimètres au moins) et de la largeur de mes allées.

    Si les bactéries vont puiser l’azote nécessaire sous le géotextile, ne serait-ce pas finalement une bonne chose ? Cet azote présent à cette profondeur risque d’être lessivé et de se retrouver dans la nappe phréatique.

    Elles peuvent prélever un peu d’azote sur les bords, mais pas beaucoup à mon avis.

    Ton point de vue voudrait peut être dire que la transformation du bois broyé en humus serait plus rapide si les bactéries trouvaient l’azote nécessaire ! La prochaine fois que je ferai une allée je mettrai une couche de 10 centimètres de bois broyé puis un peu de fiente de mes poules (contenant beaucoup d’azote) puis une nouvelle couche de 10 à 15 centimètres de bois broyé. Je verrai si la « transformation » est plus rapide.

    Qu’en penses-tu ?

    Jenny

  • Benjamin Broustey Permaculturedesign dit

    Oui c’est ce qui se l’on fait en régénération de sols, une couche de compost est épandu avant de poser le brf, de manière à éviter la  faim d’azote, ca fonctionne très bien, beaucoup de jardinier « brf »utilise aussi cette technique. Perso, je me poserai plus de questions sur la modification du ph en rapport avec les essences utilisées pour le broyat (résineux=acidifiants) que d’un éventuel lessivage peu probable dans un sol à la vie mircobienne élevée, tel que chez toi.

  • Christian de conseils jardinage dit

    Effectivement il est certains qu’en mettant de la fiente de poule intercalée, tes couches de bois broyé vont se dégrader plus rapidement.
    Pour ce qui est de la profondeur de tes allées, penses bien que les racines et radicelles des plantes peuvent aller à bien plus que 20 cm de profondeur.

  • Jenny Gloster dit

    @Christian, merci pour ton conseil, je vais, la prochaine fois, utiliser, en plus, des fientes de poules. Je sais qu’il y a des radicelles à cette profondeur mais en assez petites quantités et l’hiver il y a néanmoins un risque de lessivage de l’azote.

    @bejamin, je n’utilise en général que du bois de feuillus sauf pour le paillage des fraisiers. Pour cette opération j’utilise un mélange de bois broyé feuillus et résineux, les fraisiers aimant bien une certaine acidité.

    Bonne année

    Jenny

  • jardideco dit

    Tu donnes de bonnes astuces pour ne pas que la terre meure en hiver. La mienne avait tendance à durcir beaucoup. Merci pour ces conseils bien utiles.

  • Raymond dit

    Bonjour,
    Bravo pour votre site  que je lis sans poster de commentaire.
    Petite question : que semer après le seigle que je vais couper ? Comme engrais vert sur cette parcelle qui ne sera pas cultivée l’année prochaine ?
    De même que mettre avant la famille pdt – graine – feuilles – fruit – racine ( est ce le bon ordre ?)
    J’habite en Belgique ( province du Luxembourg)
    Merci et bonne continuation
    Amicalement
    Raymond

  • Jenny Gloster dit

    @Raymond,

    Je ne comprends pas trop la première partie de la question. A mon avis, il ne faut pas laisser une terre non cultivée. Par le passé les agriculteurs bretons cultivaient du trèfle violet sous couvert de seigle. Ils cultivaient ensuite ce trèfle pendant un an pour la nourriture des vaches.

    Le trèfle violet peut se semer actuellement. Il apportera de l’azote au sol.

    Pour la culture à mettre avant la pomme de terre je vais vous redonner la rotation utilisée par le passé par les agriculteurs :

    année 1 pomme de terre (tête d’assolement avec un apport de fumier conséquent)

    Année 2 : Blé.

    Année 3 seigle ou avoine avec en général une légumineuse sous couvert.

    Année 4 : Jachère ou plutôt herbe (graminées ou et légumineuses) pour la nourriture des bêtes.

    Pour ma part je préconise la biodiversité, c’est à dire un maximum de plantes différentes dans un petit espace. C’est bon pour éviter les maladies. Avec une très grande biodiversité la rotation devient moins importante.

    A noter que cette biodiversité est aussi valable pour le règne animal (insectes, vers de terre, crapauds, mésanges etc…)

    Je ne suis pas sure d’avoir bien répondu à une question « difficile »

    Amicalement,

    Jenny

  • Réjane dit

    Je viens de récupérer une remorque de BRF réalisée à partir de la haie de laurier cerise que mon voisin a coupée. Or, les feuilles sont réputées toxiques. Puis-je utiliser ce BRF au potager ? Au pied de mes fruitiers ? Sur mes plate bandes fleuries ?
    Je consulte pas mal de sites mais le vôtre est l’un de mes préférés !
    Réjane

  • Jenny Gloster dit

    @Réjane, désolée, je n’ai pas d’expérience avec les copeaux de laurier cerise et je n’ai pas pour l’instant trouvé des infos la dessus. Si vous trouver une réponse sur ce sujet pourriez vous me tenir au courant ?
    Jenny

  • Philippe dit

    Bonjour,

    Je suis en train de refaire les allées entre mes planches de cultures entourées de planches de bois (système des « carrés »). Dessous, des feuilles mortes, une couche de cartons sans encre ni colle, puis quelques bons centimètres de BRF. Je pense que c’est pas trop mal pour le sol.

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