47 erreurs à ne pas faire dans la culture de tomates


47 erreurs à ne pas faire dans la culture de tomates

12 mars 2013 |   Auteur: Jenny Gloster 

Je cultive mon potager depuis environ 20 ans. Pour moi, comme pour la majorité des jardiniers, la culture de tomates est importante.

J’ai recensé 47 erreurs à éviter pour réussir la culture de tomates

entretien des tomates la culture des tomates exige un soin régulier

Cette culture est loin d’être la plus facile à réussir. En 20 ans j’ai commis beaucoup d’erreurs. Je vois aujourd’hui des jardiniers faire mes mêmes erreurs que les miennes. Je fais encore des fautes mais sans doute beaucoup moins qu’au début. Je vous présente donc aujourd’hui les erreurs que, d’après moi, il faut éviter. Je souhaiterai d’ailleurs que vous soyez nombreux dans les commentaires à me présenter les bêtises que j’aurai oublié de mentionner et que je fais peut être toujours.



 

Erreurs dans le choix des variétés de tomates:

Vous ne cultivez qu’une variété de tomates. C’est tout à fait regrettable, les utilisations culinaires de la tomate sont nombreuses. Vous ne pouvez pas utiliser les mêmes variétés pour l’apéro (tomates cerises), les salades de tomates, les jus de tomates, les conserves etc..

Vous cultivez des variétés pas ou peu adaptées à votre région. Le choix des variétés n’est pas le même dans le Sud de la France et en Bretagne par exemple. Pour ma part je recherche en particulier quelques variétés très précoces qui produisent plus vite et sont donc moins exposées au mildiou.

Vous cultivez des hybrides F1. C’est dommage, vous ne pourrez pas faire vos propres graines et devrez racheter plants ou graines chaque année.

Vous cultivez des variétés peu résistantes au mildiou. Le mildiou est le premier problème pour la culture des tomates. Choisissez au moins quelques variétés résistantes au mildiou

Vous ne choisissez pas des variétés aux qualités gustatives exceptionnelles. Il est évident que certaines variétés sont meilleures que d’autres. Ainsi je cultive tous les ans de la tomate noire de Crimée qui est excellente en salade (elle est par contre assez sensible au mildiou)

Vous choisissez des variétés faites pour la grande distribution. Depuis quelques années les chercheurs ont été sollicités par la grande distribution pour créer de nouvelles variétés, belles, standardisables et surtout résistantes aux chocs. En général ces variétés n’ont aucune qualité gustative.

Erreurs dans les semis ou les plantations de tomates :

plants de tomates Il faut planter des plants de tomates vigoureux, durcis au préalable

Vous plantez des tomates dans une terre trop pauvre. La tomate est « gourmande », il faut une terre riche

Vous n’apportez pas ce qu’il faut au semis ou à la plantation. Il faut rajouter du compost ou du fumier bien décomposé dans les trous de plantation. Le rajout de feuilles d’orties et (ou) de consoude est aussi très utile.

Vous plantez trop serré. Le risque de maladie est beaucoup plus élevé (60 centimètres entre chaque pied est un minimum, 80 cm c’est mieux). La distance dépendra aussi de vos variétés. Il existe des variétés qui sont plus « buissonnantes » que d’autres et qui nécessitent plus d’espaces. Avec de l’espace l’aération sera meilleure et la tomate bénéficiera de plus de lumière.

Vous ne plantez pas de plantes amies à proximité de vos plants de tomates. Le basilic et les œillets d’inde sont particulièrement utiles.

Vous plantez vos tomates en pleine terre en Bretagne ou sous des climats identiques. Il est possible de réussir les cultures de tomates en pleine terre certaines années en Bretagne mais régulièrement vous aurez des déconvenues et de plus vous récolterez tard.

Ne pas donner assez de lumière à vos jeunes pousses de tomates après le semis. Vos plants resteront « malingres »

Vous plantez trop tôt, en particulier en pleine terre. La tomate est très sensible au froid !

Vous jardinez sur un balcon et vous plantez vos tomates dans un pot trop petit.

Vos tomates sont trop exposées au vent.

Vos pieds de tomates ne bénéficient pas assez de soleil. Cette culture n’aime pas l’ombre.

 

Erreurs dans l’entretien des cultures de tomates : 

L’erreur principale c’est de ne pas respecter la rotation des cultures. C’est un problème difficile à résoudre quand vous cultivez des tomates en serre. Il faut néanmoins y penser sinon, progressivement, vos récoltes seront « médiocres »

Vous prenez des vacances !!!!  Eh oui les tomates nécessitent un entretien régulier. En 2012 mon potager a souffert de mon absence un peu trop longue l’été. En fait, pas de panique, vous pouvez partir en vacances mais vous devez confier l’entretien des tomates à un ami. Une semaine hors surveillance est pour moi un maximum.

Vous ne faites pas durcir vos plants de tomates avant plantation.

Vous ne paillez pas vos cultures de tomates. Le paillage a de multiples avantages. Dans le cas présent le paillage évitera en particulier les éclaboussures d’arrosage, le tassement de la terre (on circule souvent entre les pieds de tomates) et le dessèchement de la terre.

Vous ne taillez pas les pieds de tomates. C’est possible d’éviter cette opération uniquement pour les tomates cerise.

Vous arrosez les tomates  trop souvent : un arrosage une fois par semaine (maximum 2) doit suffire. Dans le cas du goutte à goutte n’exagérez pas, non plus, l’arrosage.

Vos tomates manquent d’eau. C’est aussi grave que le contraire ! Vos plants de tomate sont stressés et ne poussent plus. Ils seront en état de faiblesse et « ramasseront » toute la vérole présente dans le secteur.

Vous arrosez trop près du pied de tomate. Les racines ne se développeront pas comme il faut.

Vous arrosez les feuilles, c’est le truc à faire pour propager le mildiou.

Vous n’aérez pas votre serre. La conduite de la serre se fait au feeling. La tomate ne souffre pas vraiment de la chaleur. Une température supérieure à 26 degrés bloque le développement du mildiou. Par contre si vous avez du mal à respirer dans la serre plutôt du fait de l’hygrométrie il faut aérer. Vous refermerez tous les accès un peu avant la fin de la journée pour que vos cultures bénéficient d’une bonne température la nuit. En fait il faut éviter les écarts de température. Je vais d’ailleurs acheter un thermomètre mini-maxi cette année.

Vous n’effeuillez jamais le bas des pieds de tomates, vous devez en effet éviter que des feuilles touchent le sol.

Vous n’enlevez pas les feuilles de tomates dès qu’elles sont atteintes de mildiou. La prolifération sera rapide.

Vous laissez les feuilles malades ou les fruits malades trainer sur le sol. La contamination des plants sains sera rapide malheureusement. J’ai une petite astuce pour me débarrasser des feuilles malades. Je ne les mets pas dans le compost, je les accumule dans un coin du jardin, loin de toutes plantations. Les limaces retrouvent vite ces feuilles malades et s’en régalent. Pendant qu’elles mangent ces feuilles, elles ne font pas de dégâts  dans le potager. Je vois aujourd’hui les limaces avec un peu plus de bienveillance. Elles ont un rôle de « recycleur »

Vous restez plus d’une semaine sans aller voir vos tomates. C’est le principal problème que je vois pour cette culture.

Vous réalisez un tuteurage trop tardif.

Erreurs de fertilisation de la tomate.

Vous apportez trop d’azote à vos tomates.

Vous n’apportez pas assez de potasse ou de bore. Si vous utilisez la consoude vous n’aurez pas ce problème.

Vous utilisez du purin d’ortie trop longtemps. Le purin d’ortie est utile pour le démarrage des tomates mais il contient trop d’azote.

Vous n’utilisez pas de purin de consoude. La consoude est le meilleur fertilisant de la tomate. Vous en mettrez dans le trou de plantation et par la suite vous apporterez du purin de consoude une fois par semaine. Au début ce purin de consoude peut être remplacé par du purin d’ortie mais dès le début de la floraison vous utiliserez le purin de consoude qui va favoriser la floraison (puis la fructification)

Vous pensez que les engrais chimiques sont indispensables. Ce n’est pas le cas, du fumier, du compost, du paillage, des orties, de la consoude sont des « engrais » qui remplaceront parfaitement ces engrais minéraux.

Erreurs de traitement des tomates.

Vous utilisez à foison fongicides et insecticides. Pour ma part je ne pourrais pas avoir du plaisir à manger des légumes traités chimiquement. Il faut d’abord savoir que des tomates bien nourries seront plus résistantes aux maladies.

Vous utilisez trop de bouillie bordelaise. Il est maintenant acquis que cette bouillie bordelaise est néfaste pour le sol et en particulier pour les vers de terre.

Vous ne faites pas de traitements aux purins et décoctions, purin de consoude, décoction de sauge et de prèle..

Vous n’utilisez pas du bicarbonate de soude pour éviter le mildiou.



 

Erreurs dans la consommation des tomates :

Vous ne faites pas de conserve de tomates.

Vous ne faites pas de jus de tomates.

Vous n’utilisez pas de tomates pour faire de succulents chutneys.

Vous ne faites pas sécher quelques tomates que vous retrouverez par la suite

Vous ne faites pas de pickles avec des tomates (et bien sur d’autres fruits et légumes)

Vous ne donnez pas vos tomates en surnombre à des voisins ou des amis. Le gaspillage est un des problèmes de notre société. Il est facile de conserver des tomates. Si néanmoins vous en avez trop donnez-en à vos voisins, ils seront ravis.

Vous jetez les tomates vertes en fin de saison. En général en fin de saison vous constatez que certains fruits n’arriveront jamais à maturité. Faites des beignets de tomates vertes (je sais que les français n’aiment pas trop), faites des pickles et surtout faite de la confiture de tomates vertes, c’est excellent !

Si vous avez aimé cet article vous aimerez aussi sans doute

22 Conseils pour réussir la culture de tomates publié en 2012, qui sont devenus 55 conseils de culture de tomates en 2013

Comment soigner le mildiou de la tomate.

Mes critères de choix des variétés de tomates.

Enfin, dans le  livre  blanc de B-actif sur la consoude vous verrez comment 331 jardiniers utilisent la consoude pour nourrir leur culture de tomates



48 Commentaires

  • brigitte dit

    BRAVO pour cet article qui est une avalanche de savoir. Je suis en accord avec la plupart  des 47 erreurs. Je mets juste un petit bémol concernant la taille. Pour l’instant je l’ai toujours pratiquée mais je dois dire que je ne suis sûre de rien. J’ai de magnifiques exemples de passionnés de tomates qui ne taillent rien et qui affirment que les tomates sont ainsi plus solides et très productives………Je pense qu’il faut adapter à sa région………Merci pour cet article très utile.

  • Kantu dit

    Je suis novice en jardinage, et j’ai lu ces conseils avec grande attention!!! Que signifie: « Vous ne faites pas durcir vos plants de tomates avant plantation »?
    Mon potager de balcon, au Sud de la France, m’a donné un tas de tomates cerises pour la première année! Mais j’ai appris que pour les Coeur de Boeuf, il valait mieux les fertiliser à la main… Y’a-t-il une règle que vous connaissiez sur le sujet?
    Merci encore de partager vos astuces!
     

  • Isa d'Ecolo-bio-nature dit

    Bonjour,
     
    Comme Brigitte je mets un bémol sur la taille. Je taille peu et je vais essayer cette année de ne pas tailler du tout certains pieds pour voir ce que cela donne.
    Quant à l’écartement, comme la plus grande partie de mes pieds sont dans la serre, ils sont assez près les uns des autres, mais je surveille, je mets des purins (j’ai banni la bouillie bordelaise) et n’hésite pas à supprimer immédiatement un pied si je vois qu’il est fort attaqué. Je choisis également des variétés moins sensibles au mildiou.
    Je ne connaissais pas le truc du bicarbonate, je vais essayer.
    J’ai semé une quinzaine de variétés cette année pour environ 60 pieds (si tout pousse). Cela peut paraître beaucoup mais j’en mange pas mal l’été et je fais beaucoup de déshydratation, de congélation et de conserves pour l’hiver, et je fais également un chutney qui me sert de ketchup. J’en distribue également.
     
    Amicalement,
    Isa d’Ecolo-bio-nature

  • Denis dit

    Beaucoup de très bonne remarque parmis ces 47 erreurs.J’aurais d’ailleurs tendance à dire que ce n’est pas forcément valable que pour les tomates.Je pense entre autre aux systèmes d’arrosage, les produits de traitements, la  plantation…
    Bref, les conseils pourraient s’appliquer à tous l’univers de nos jardins.Merci encore du partage ! Denis S.

  • Jenny Gloster dit

    @Brigitte, merci pour le commentaire. Il est vrai que chacun peut se faire sa propre idée sur la taille. Pour moi cela dépend de la variété (plus ou moins buissonnante), de la distance de plantation (plus vous plantez dense plus la taille est importante pour que les plants soit « aérés » et que le soleil atteigne les tomates). Pour moi il est aussi indispensable d’empêcher des feuilles de toucher le sol.

    @Kantu, en général les tomates sont semées dans des conditions très favorables (dans des maisons, dans des serres chauffées, etc…), si vous plantez ces tomates en pleine terre brutalement, ces petits plants vont souffrir. Il faut les habituer progressivement aux conditions difficiles (par exemple vous les mettrez à l’extérieur le jour et les rentrerez la nuit)

    Pour la fertilisation de la tomate, la consoude est la meilleure solution. Sur un balcon le purin de consoude est à déconseiller pour des raisons d’odeur. Vous pouvez par exemple utiliser l’engrais tomate de b-actif qui contient de la consoude  et est sans odeur. Je précise que je ne suis pas 100% impartiale puisque Oliver, mon mari, est un des créateurs de B-actif.

    @Isa, merci pour le commentaire. Cette année avec ma nouvelle serre j’ai de la place pour mes tomates, je les planterai donc à bonne distance. Je pense qu’il faut trouver un équilibre entre nombre de plants, productivité et risque de maladie.

    Pourrais tu nous dire comment tu déshydrates tes tomates.

    Moi aussi je fais beaucoup de chutney (il est vrai que je suis anglaise!!)

    @Denis, merci pour le commentaire,

    Jenny

  • brigitte dit

    Moi aussi, je suis intéressée par la déshydratation des tomates. J’en ai fait l’an dernier pour la première fois donc je n’ai pas de comparaison possible. Il y a peut-être de meilleures recettes que la mienne.

  • Isa d'Ecolo-bio-nature dit

    Bonjour,
    Je déshydrate mes tomates (et beaucoup d’autres choses) avec un Excalibur 9 plateaux. C’est assez cher à l’achat (bien que je l’ai payé moins cher en le commandant…en Angleterre !) mais c’est vite amorti vu le nombre de service qu’il rend.
    Katy sur son blog Les Gourmandes astucieuses a d’ailleurs fait plusieurs articles où elle présente pas à pas son fonctionnement. Par exemple ici http://lesgourmandesastucieuses.blogspot.fr/2011/07/comment-conserver-vos-cerises-3eme.html ou ici http://lesgourmandesastucieuses.blogspot.fr/2012/08/la-deshydratation-pas-pas.html
    Je n’ai pas encore essayé un séchoir solaire (bien que j’aimerais me passer de l’élecrticité) parce que j’ai peur de ne pas maîtriser correctement la température. J’ai peur de cuire les aliments plutôt que les déshydrater et ainsi perdre tous leurs bienfaits.
    Amicalement,
    Isa d’Ecolo-bio-nature

  • Jenny Gloster dit

    @isa, Merci pour l’information. Quand j’aurais une solution efficace de séchage j’en parlerai sur le blog. Je vais effectivement regarder aussi du côté de l’Angleterre.

    Jenny

  • Armand dit

    Escellent résumé … à condition de préciser qu’il concerne des régions comme la Bretagne.
    En Provence :
    – on plante en pleine terre, dès fin mars, pas sous serre, en biais dans un « puits » de 20 cm de profondeur (pour protéger des derniers vents froids) qu’on paille progressivement quand le plant commence à grimper pour ne laisser sortir que les dernières feuilles, et on couche progressivement le plant dans le puits au fur et à mesure qu’il grandit, pour augmenter la surface racinaire
    – le mildiou n’est plus un problème, l’arrosage est LE problème, il faut arroser le sol en périphérie du feuillage, et bien sûr très fortement pailler (au moins 10 cm)
    – la taille est inutile, au contraire, je laisse mes plants se développer et produire autant qu’ils le souhaitent, sans jamais rien tailler

  • Jenny Gloster dit

    @Armand- C’est très intéressant de savoir comment tu fais pousser les tomates en Provence. C’est vrai que les méthodes varient selon les régions.  Quelle chance de pouvoir les faire pousser dehors !  J’ai essayé plusieurs fois mais en vain, ici en Bretagne le risque de mildiou est trop élevé (on réussit une année sur 3 environ).

    Jenny

  • Armand dit

    Oui, certes. Mais tu as aussi la chance en Bretagne de pouvoir faire pousser plein de choses que je n’arrive jamais à faire pousser chez moi Chacun ses avantages et ses contraintes.
    Je fais aussi des tomates au sol, je les laisse courir comme les melons et les pastèques (surtout par manque de temps pour les attacher), çà marche bien sur un bon paillage. Par contre, je galère avec les salades ou les radis par exemple dès la fin avril, il fait en général trop chaud. Et je ne parle pas de légumes type chou, il me faudrait y consacrer un temps que je n’ai pas pour l’instant : c’est un légume de retraité, çà, en Provence
    Je tiens en tous cas à te féliciter pour la richesse de ton blog, un véritable plaisir à lire.

  • Jenny Gloster dit

    @Armand, très intéressant ton commentaire. Les méthodes de jardinage sont vraiment différentes suivant les régions et les climats. La Bretagne est une région très sympa, par contre la serre est indispensable pour certaines cultures.

    J’adore ta formule : légume de retraité!

    Jenny

  • fabienne dit

    Bonjour,
    les choux sont possible dans le sud de la france, sans trop de travail il suffit de la planter en hiver, je viens de récolter des brocolis, sont à venir des choux fleur, choux rouge et choux de milan. Je les ais planté en octobre et commence la récolte.

  • Daniel dit

    Bonjour Jenny.
    Qu’employez vous contre le Mildiou ?
    Parcontre j’ai fais des semis de f1, qui m’ont donnés d’excellentes tomates mais il est vrai que je prends aujourd’hui mes semences cchez « Bip Bip » et j’en suis plus que satisfait.
    Qu’elles variétés plantez vous qui résiste le mieux au mildiou ?
    Merci. Daniel
     
     
     
     

  • Jenny Gloster dit

    @Daniel, J’ai posté un article spécifique sur le mildiou de la tomate à voir donc ici

    Les F1 peuvent permettre de produire de bonnes tomates mais j’aime bien faire mes graines,économiser et ne pas trop dépendre des grosses sociétés semencières.

    Je ne choisis pas spécialement mes variétés de tomates en fonction de la résistance au mildiou, je privilégie le goût!

    Jenny

  • Daniel dit

    @ Jenny
    Je suis dans la même optique pour ce qui est de l’économie et de la non dépendance des semenciers.
    Que voulez vous dire par « faire ses graines » vous essayez de créer des variétés ?
    Merci pour les liens, avez vous fait un article sur les avantages d’une serre, je n’en ai pas encore et j’ai à vrai dire un peu de mal à me décider.
    P.S : je lis actuellement le Livre blanc, j’aime cette philo… de non dépendance et merci de l’offrir gratuitement.
    Daniel

  • Jenny Gloster dit

    @Daniel, je ne suis pas créatrice de variétés, j’utilise les semences que je récolte moi-même, ce que j’appelle récolter ou faire mes propres graines ce qui est impossible avec des F1.

    En Bretagne, il est très difficile de récolter des tomates sans serre, impossible aussi pour le physalis, etc… Tout dépend donc de là où on habite, en Bretagne la serre est quasi-indispensable.

    Par contre on peut installer une serre au moindre coût.

    Merci de lire mon livre blanc.

    Jenny

  • jacky dit

    Bonjour et merci pour tous ces conseils judicieux. Pourriez-vous me renseigner sur les symptômes d’un plant de tomate trop arrosé ou trop peu arrosé. Merci

  • Mylène Poirier dit

    Bonjour Jenny! J’ose t’écrire, car je vis une situation pour le moins étrange! J’ai déjà cultivé la tomate et j’ai toujours eu de belles tomates savoureuses.Cette année, surprises! Certaines de mes tomates cerises goûtent extrêmement mauvais! Elles sont pourtant très belles! Je trouve qu’elle ne produise pas beaucoup, mais surtout, la majeure partie goûte très amère… As-tu déjà vu ou entendu parler d’un pareil cas? Je ne comprends pas ce qui peut se produire. Merci. 

  • Jenny Gloster dit

    @Jacky, difficile à dire, c’est visuel. Un plant qui manque d’eau flétrit un peu, un plant trop arrosé, je ne sais pas, je ne l’ai jamais constaté chez moi.

    @Mylène, je n’ai jamais rencontré ce problème et franchement je ne comprends pas ce qui a pu se passer. Si un de mes lecteurs a déjà rencontré ce problème, merci de nous le dire et surtout de proposer une solution. Il faut vérifier la variété de tomates (ne serait-ce pas des tomates sauvages, où aurais tu mis trop de bouillie bordelaise?

    Mylène, dans l’immédiat, à ta place, je »recyclerai » les tomates amères en chutney

    Jenny

  • le bio-potagiste dit

    mes salutations.
    c’est un sympathique article qui devrais servir à beaucoup de débutant en culture de tomate. je me permet un bémol sur ce point:  » Vous n’apportez pas ce qu’il faut au semis ou à la plantation. Il faut rajouter du compost ou du fumier bien décomposé dans les trous de plantation. Le rajout de feuilles d’orties et (ou) de consoude est aussi très utile ».
    ce n’est pas au moment de la plantation des pieds qu’il faut penser à la fertilisation. cela ce réfléchie bien avant, en automne en premier lieu et à la fin de l’hiver. apporter du compost de ferme (c’est le nom du compost issu de fumier) ou domestique ne devrais jamais se faire directement dans le trou de plantation. outre les problèmes biologiques que cela engendre (dont je ne parlerais pas) cela revient à assister le plant. je m’explique, la plante va avoir a disposition une source de nutriment directement sous son pied. pourquoi alors irait elle s’embêter à envoyer des racines plus loin!
    elle se retrouve alors avec une majorité de racines dans un espaces limité et n’a donc pas les capacités d’exploration du sol qu’elle devrais pour subvenir à ses besoins, surtout en eau. vous voilà donc obliger d’arroser une culture que, personnellement, j’arrose peu (je vie prés de Nîmes) voir pas du tout.
    il en va de même avec les feuilles d’ortie, si souvent vantées, que l’on place au fond du trou. cela n’a rien de naturel et c’est encore moins logique. si cette matière organique devais se retrouvée en condition anaérobie (sans air) les substances libérer (alcools, toxines) serais loin du fertilisant escompté. heureusement pour beaucoup de jardinier, la tomate à un fort pouvoir de résistance à ces toxines mais le stress engendré sur le plant est ressenti par de nombreux insectes. ils savent sur quel plant porter leurs attaques.

    au final, le mildiou n’est pas une fatalité pour moi, c’est simplement la punition de mauvaises pratiques culturales ou d’erreurs. en voulant bien faire, on se fourvoie, c’est le propre de l’homme, je le fait surement aussi.
    bonne continuation et bon potager 2015.

  • Annick Goblet dit

    BINGO
    J’ai tout bon….

    Mais cette année, comme d’autres, je teste sans taille…. et on verra bien ce que cela vaut.

    Pour ce qui est de la rotation des cultures, j’ai résolu le problème en creusant en fin de saison (tous les deux ou trois ans) une tranchée et en remplaçant la terre par un mélange de fumier de cheval hyper composté (3 ou 4 années de compostage). Je n’ai jamais eu aucun problème. Le fumier de cheval ne brule pas les plants.

  • valerie dit

    donc si mes plant de tomates on pousser 10 plants par trou dans mon jardin cest beaucoup trop et il ne feront pas de tomate ? il sont sur le point detre assez grand pour fleurir. merci de m’eclairer

  • Jenny Gloster dit

    @le bio potagiste, merci pour ce long commentaire. J’ai tardé à y répondre. je pense que je vais écrire un article complet sur le sujet (sans doute en début d’année prochaine). Bien sur il faut nourrir le sol et pas uniquement lors des plantations. Pour ma part je mets des feuilles de consoude hachées dans les trous de plantation depuis des années avec de bons résultats. Je pense que ces feuilles de consoude sont d’une efficacité redoutable, par contre c’est vrai que je commence par faire un trou important d’au moins 30 centimètres de côté et de 30 centimètres de profondeur comme je l’explique ici : http://www.le-jardin-de-jenny.fr/je-plante-mes-tomates.html
    Cultiver des tomates sous serre, sans arrosage, je ne le conçois pas!
    @Annick, la rotation des cultures est un objectif permanent, sous serre c’est compliqué. Bravo pour ta solution!
    @Valérie, Il ne faut pas laisser 10 pieds de tomates dans un seul trou. Ce n’est pas trop tard de les séparer.
    Jenny

  • Laurence dit

    Bonjour
    Pourriez vous le donnez des conseils pour la plantation de melons dans la région Est (Lorraine)
    En effet,j’ai plantee une variété de.melons de Lunéville en mai sous serres ,et toujours rien a ce jour,mis a part une ou deux fleurs.
    Merci Jenny

  • jebelleo dit

    J’ai beaucoup aimé tout de que vous dites sur les erreurs à ne pas commettre.

    Merci, merci, je reviendrai sur votre site, c’est sûre !

  • laib youcef dit

    le cause qui provoque l’élongation entre entre les noeut de la plante de tomate

  • Bete Murielle dit

    bonjour. je suis murielle et je vis au cameroun. j’ai commencer la culture de tomate dans un terre où on avait deja mit beaucoup de fleurs pour beaucoup d’années. En cette periode de l’année, ici il fait très chaud et j’arrose la tomate 2 fois par jour. j’ai constater qu’elles sont entraint de mourrir et je ne sais pas quoi faire. Aider moi. merci

  • sylvie dit

    Bonjour, je fais mon potager bio depuis 25 ans et mon père avant moi …alors tout d’abord dire ce que les jardiniers débutant ne font pas bien ce n’est pas une solution il vaut mieux dire ce qu’il est bien de faire….Ensuite la taille…je ne taille pratiquement pas mes tomates et j’ai des récoltes qui font des envieux de juillet à novembre . Chaque jardinier trouve ses méthodes et les erreurs sont bonnes pour apprendre à améliorer ses techniques. Je trouve votre article déprimant et 50% mauvais ! Donner des conseils sans casser c’est 100% mieux !

  • David MEYER dit

    Bonjour,

    Je ne sais pas si @Armand est toujours dans les parages, mais je voudrais bien en savoir plus sur sa technique de culture des tomates en Provence. J’ai fait mes semis un peu tôt, et mes plants sont prêts pour la pleine terre…
    Merci

  • isabelle dit

    Je viens longtemps après, mais ce blog est très intéressant pour la novice que je suis. Mon jardin n’a que 3 ans, et je n’ai réussi mes premières tomates que l’an dernier.
    Mais le couple d’agriculteurs à qui j’achète mes légumes au marché ne taille plus ses tomates. Elles sont tuteurées sur des fils comme en espalier. Je l’ai fait l’an dernier, en petite dimension. L’idée est de gagner des fruits.
    j’ai quand même dû tailler la tête de mes cornues des Andes, trop hautes pour le « toit » de plastique qui devait les protéger. Je suis dans le Morbihan, près du Golfe.
    Une question pour l’arrosage, on m’avait dit qu’un gros arrosage une fois par semaine favorisait le cul noir ?
    Je me mets bientot à la consoude booking 14.

  • Jenny Gloster dit

    @ Laurence – personnellement je trouve que les melons poussent assez lentement au départ et tout d’un coup ils s’étalent partout – j’espère que c’était votre cas.

    @ Jebelleo – super !

    @ Laib youcef – peut être un manque de lumière ?

    @Murielle – je suis désolée mais je pense que quelqu’un qui connais la culture de la tomate au cameroun sera mieux placé que moi pour vous conseiller.
    @Sylvie – effectivement ça fait un peu 47 coups sur la tête !  Mais j’ai aussi donné  dans un autre article 55 conseils pour réussir la culture de tomates, à chacun de choisir l’article qui lui convient le plus.

    @Isabelle, merci pour votre commentaire. J’entends de plus en plus qu’on peut bien réussir la culture de tomates sans tailler.  Cette année j’ai envie d’en faire l’expérience sur quelques pieds et je comparerai les deux techniques.  Je ne le savais pas pour le cul noir !

    Jenny

  • Murielle dit

    merci quand meme, effectivement j’ai trouver quelqu’un, avec lui nous somme entrain de refaire completement la plantation de tomates parceque l’autre plantation avec la chaleur éléver et une terre tres pauvre, toutes les pieds de tomates sont mort. avec les conseils de cette personne nous somme entrain de travailler la terre. donc merci.

  • Danny_C dit

    Merci Jenny pour ce remarquable plaidoyer pour les tomates dites anciennes. J ai banni il y a très longtemps toutes les tomates ditent F1 que l’on ne peut reproduire. J’ai 15 variétés de tomates anciennes dont j’ai débuté il y a 3 ans la récolte de mes graines qui représente 75% de mes semis et les 25% le teste de nouvelles tomates pour voir leur goûts.
    J’utilisé une serre tunnel spéciale tomates car le Doubs est très pluvieux et je me sers de ficelle comme tuteur. Je pratique la taille. Et la fertilisation avec du purin d’ortie. Je n »ai que depuis l’année dernière 3 pieds de consoude à fleur violette, donc pas assez pour du purin.
    Le traitement je fais comme vous aucuns produit chimique dans mon jardin de même pour la fertilisation du terrain. Je vais cet automne semer des engrais verts qui apportent un plus.

    Voilà et bon jardinage

  • gabriel meunier dit

    bon article, belle vision des choses ! Bravo !
    pour ma part j’ai des « tomates russes » qu’un papy m’avait donné il y a plusieurs années
    elles sont géniales !
    d’abord parce qu’elles sont moches, difformes, tout sauf calibrées
    ensuite pq hyper costaudes
    ensuite pq avec UNE tomate on fait une salade pour deux !
    ensuite pq ELLES SONT BONNES : en les coupant elles sont tellement fones qu’on dirait que l’huile d’olive est déja dessus !!!
    etc…
    si un pb : tardives… mais bon cela apprend la patience !

    si vous voulez des graines envoyez moi votre adresse

    bonne journée

  • wiame marc dit

    Gabriel Meunier, très intéressantes ces tomates russes! Je suis intéressé pour les graines, adresse mail pour les infos : wiamemarc@live.be , merci pour la suite

  • Tanguy dit

    Étonnant quand même cette réflexion sur la culture des tomates impossibles en Bretagne en pleine terre… J’ai toujours eu des récoltes abondantes sans serre et mes amis agriculteurs en produisent des wagons dans les mêmes conditions.

    Peut être en Bretagne nord ?

  • laurence dit

    Très intéressant de lire tous ces commentaires, il y a beaucoup de choses à apprendre chez vous, merci

  • Pilou73 dit

    Bonjour,très intéressant vos articles sur la culture des tomates .
    Je voudrais juste savoir si on peut mettre les feuilles de consoude directement sur les racines des tomates ou si il faut mettre du compost ou autre entre les deux .
    Merci .

  • Patrick dit

    Bonjour

    Merci pour tous ces articles tellement intéressant. Je suis du Québec et j’ai fait une petite recherche sur cette consoude bocking 14 et je ne pense pas que la plante soit disponible ici, à moins d’information contraire, j’aimerais bien m’en procurer, ai parfois vous auriez des informations à ce sujet. L’ortie et la consoude du Canada fait bien le travaille pour l’instant. Petit truc pour les odeurs de purin, après l’étape de fermentation, quand le purin est prêt, y mettre 5 à 10 goutte d’huile de sauge et du coup l’odeur devient presque agréable.

  • Massela Jean-Pierre dit

    Merci pour cet article bien fourni. En fin de saison je récolte toutes mes tomates vertes et je les mets sur du papier journal dans des cagettes que je laisse ensuite en hauteur sur mes meubles de cuisine où il fait bien chaud. Elles mûrissent bien et me permettent d’en manger jusqu’au mois de décembre.

  • Cardot Maité dit

    Cardot Maité dit

    Bonjour ! Depuis 3 ans déjà, ma récolte de tomates était sans aucun problème ! le bonheur, et d’années en années, des fleurs magnifiques et prometteuses qui cassent et tombent en fin de floraison ! ma récolte est de plus en plus maigre ! je suis très déçue, cette année seulement j’ai mis de l’ortie dans le trou de plantation, et …. les fleurs tombent aussi ! je ne trouve pas de quoi cela vient ? avez vous une idée ? Merci MAITE

  • Gaétane Lebeau dit

    Que voulez-vous dire « faire durcir vos plants ? »et comment faire ?Cette année sera mon 1ier potager mes semis de tomate poussent bien et je pense les transplanter a l’extérieur début juin .Je suivrai le plus possible vos conseils. Merci beaucoup pour vos conseils

  • Martinez dit

    Bonjour,je voudrais savoir si de laisser pousser l’herbe autour des tomates avait une influence. Merci

  • Cecile dit

    Bon article et je fais aussi beaucoup de variétés c est tellement plus intéressants gustativement mais aussi à préparer et rien que visuellement une salade pleine de couleur c super… bref j ai juste un bémol sur les limaces… moi elles n ont jamais mangé les feuilles de tomates , je crois qu elles n aiment pas la tomate… peut être juste chez moi je ne sais pas hihi… MERCi et bonne continuation

  • Isabelle.calabrese dit

    Bonjour
    J’ai les jeunes pousses des feuilles de tomates qui se boursouflé et se recroquevillent se qui stopes leur croissance. Je l’ai eu sur mes 2 semis succèssifs puis sur les plans acheté mis en place au potager. .
    Auriez-vous une expérience. ..?

  • Allan dit

    Bonjour,
    Il y a un remède contre beaucoup de problèmes du potager, c’est le savon noir. Il protège des maladies et de certains nuisibles. Il faut diluer un demi pouce de savon noir à 1 litre d’eau, et vaporiser la solution sur la plante, vaporiser les jeunes fleurs de loin, et vous prouver diluer 1,5 pouce de savon à un litre d’eau pour le bas des plantes bien plus vigoureux. Ce super remède me vient tout droit de la campagne marocaine. Je vous souhaite a tous de belles cultures abondantes sur notre belle planète.

  • joel dit

    pourquoi que mes tomates ont toujours le bout qui reste vert;

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